Dans ce récit plein de vie et d’humour du périple de Dumasen Sicile, second volet de la trilogie de voyage dans l’Italieméridionale, l’auteur nous embarque à ses côtés, comme uncompagnon d’aventure. Avec sa générosité prolifique, il nousoffre mille curiosités : anecdotes, descriptions des lieux, récitshistoriques, mais aussi péripéties romanesques récoltées augré de ses étapes, mêlant brigands, trésors, passages secrets,histoires d’amour…« Voyageurs qui voyagez en Sicile, au nom du ciel, prenez unsperonare… Avec un speronare, vous mangerez toutes les foisque vous n’aurez pas le mal de mer ; dans les auberges vousne mangerez jamais. Et que l’on prenne ceci à la lettre : enSicile, on ne mange que ce qu’on y porte ; en Sicile ce ne sontpoint les aubergistes qui nourrissent les voyageurs, ce sont lesvoyageurs qui nourrissent les aubergistes… »Insolent, malicieux, parfois moqueur et toujours drôle, Dumasnous décrit, avec sa verve coutumière, la Sicile qu’il aborde parla mer sur le speronare. Le miroir promené par l’auteur étincelle.Nous retrouvons ici, comme dans Le Corricolo, la fulguranced’une intelligence qui fuse à chaque page, cette richessed’observation qui fait de ce livre un voyage en lui-même.Édition illustrée de 14 gravures et lithographiesde M. C. Escher.