Né en 1959, Patrick Wateaupratique une poésie qui semble allerà l’os pour le casser puis en retirerla moelle. Une poésie qui se faitviolence, qui se violente elle-mêmeafin de préserver l’irréductiblefraîcheur, paradoxalement, de saparole. Le travail à la foissyntaxique et figuratif qu’il effectuesur les mots, entre concisionextrême et fulgurance des images,ressemble à un effort surhumainfourni pour débarrasser le langagede ses scories et de sa trompeuselimpidité