On raconte que, en royaume d’Énnorame, aux abords de certains villages, on peut voir, quand vient le soir, un homme à l’allure mystérieuse, le visage presque entièrement masqué par sa cape de voyage, errant par les chemins sur son cheval solitaire. Il s’arrête quelquefois sur les places de marchés et dessine des paysages lointains de nature à la beauté sauvage, ou des visages de princes ou de princesses que plus personne ne connaît, mais dont les allures altières et glorieuses prêtent encore à rêver. Parfois, tandis qu’il trace quelques courbes du bout de son fusain, il murmure un vague chant mélancolique que seuls les oiseaux paraissent comprendre : il y parle de guerres du passé, d’oiseau-tonnerre, d’amour disparu et de pays perdus… De toutes ces choses confuses qu’on appelle les légendes d’Énnorame. Ce troisième tome des légendes d’Énnorame conclut une saga de fantasy épique dans un combat perpétuel entre les hommes et la nature sauvage.