D'après le témoignage de Thierry Beccaro
Peindre. Mais avec quelles couleurs ? Du bleu comme le ciel des vacances en Italie, mais aussi celui de la mélancolie. De l’orange comme la joie, du rouge comme l’amour, le triomphe, la colère et la jalousie, comme la douleur et le sang. Du blanc comme les anges. Du noir comme la nuit, le silence, le vide. Du jaune comme l’égo puissant d’un père… Ça sent la menthe, non ?...Oui. Ça sent la menthe. Cette menthe qui cache à peine les relents d’alcool qui annoncent la pluie des coups ce soir-là. Alors oui, peindre. Un portrait de soi. Pour soi. Et se dire qu’on est quand même là. Thierry Beccaro nous parle de son enfance et d’amour.Un amour qui a le goût des rêves, de l’insouciance, du souvenir d’une fête foraine, d’un jardin ensoleillé et d’Italie. Mais qui a aussi parfois le goût de la menthe. Pour cacher le goût des blessures infligées au corps et au cœur par un père perdu dans sa vie.Mais rien n’y fera ! Le petit Thierry ne se laisse pas abattre ! Le tableau de sa vie sera une ode au bonheur, à la joie et à l’amour. Au vrai !Parce qu’un enfant c’est un ange, et les anges on n’y touche pas !