Si tous ne l’expriment pas, les écrivains célébrés dans ce livre ont un rapport charnel avec la langue française ; elle est la langue qu’ils ont élue.Boualem Sansal, Kenneth White, Jacques De Decker, Vassilis Alexakis, Akira Mizubayashi, Metin Arditi, Alexandre Najjar, Mohed Altrad, Miguel Bonnefoy, Hoai Huong Nguyen, Santiago Amigorena, pour ces écrivains, la langue adoptée est un refuge et une source. Pour eux tous – comme pour tant d’autres écrivains – la langue française est, métaphoriquement, leur « langue paternelle ».Elle est une langue choisie par amour mais aussi, parce qu’elle leur permet de dire ce qui ne pourrait être dit dans leur langue maternelle. Les « mots du père » ne disent pas les mêmes choses que les « mots de la mère ». Épouser la langue française, c’est d’une certaine façon s’émanciper, se libérer du déterminisme de la langue de naissance, c’est s’aventurer vers l’ailleurs, c’est mettre ses pas dans ceux de Rabelais, Montaigne, Pascal, La Fontaine, Bossuet, Voltaire, Rousseau, Montesquieu, Chateaubriand, Flaubert, Stendhal, Hugo, Senghor, Hampâté Bâ et tant d’autres, c’est faire briller une étoile nouvelle dans cette immense galaxie.Ce recueil rassemble les textes de discours prononcés annuellement, lorsque La Renaissance Française honore un auteur pour l’ensemble de son oeuvre, ou bien pour l’ouvrage qui vient d’être primé. Il s’agit de reconnaître le talent d’écrivains qui ont choisi la langue française pour construire leur oeuvre.