Olivier Besancenot et Joseph Andras ont entretenu une correspondance. L'un écrit depuis un quartier populaire façonné par l'histoire de l'immigration, où il travaille à La Poste ; l'autre depuis un bourg rural gagné par le RN, où il poursuit son œuvre littéraire. Rien ne les liait personnellement, sinon une histoire planétaire en partage : le socialisme. Autrement dit le mouvement de la justice totale. De lettre en lettre, chacun met sa tradition à l'épreuve : l'ancien porte-parole du NPA en la relisant à la lumière de la pensée libertaire ; l'écrivain en l'ouvrant au dialogue avec le marxisme. De cette conversation aussi franche que fraternelle naît une réflexion collective : comment rouvrir l’horizon égalitaire à l’heure du grand saccage écologique ?