Alimentation, mondialisation et santé publique en Polynésie française
Entre héritages, dépendances et résilience, ce livre éclaire la pandémie d’obésité en Polynésie française et ses enjeux pour les sociétés insulaires d’aujourd’hui.L’obésité tue trois fois plus que la malnutrition. Et si elle n’était pas d’abord une affaire de volonté individuelle, mais le miroir de nos sociétés?? Aujourd’hui, plus de la moitié de la population mondiale vit dans un pays où le surpoids et ses complications sont plus meurtriers que l’insuffisance pondérale. Cette pandémie silencieuse est l’un des marqueurs majeurs des transformations contemporaines des sociétés, révélant les effets conjugués de la mondialisation, des mutations culturelles et des recompositions des systèmes agroalimentaires sur la santé des populations.En prenant appui sur le cas de la Polynésie française, cet ouvrage propose un éclairage approfondi sur une pathologie aux déterminants multiples. La difficulté pour chaque personne est d’identifier ces facteurs car deux individus concernés ne le sont pas nécessairement pour les mêmes raisons. Loin des idées reçues, l’obésité ne se réduit pas à une surconsommation de produits trop gras ou trop sucrés ni à un manque d’activité physique ou de volonté. Elle est avant tout le symptôme de transformations sociétales profondes et de l’offre industrielle alimentaire, générant des risques métaboliques croissants.À la croisée de la géographie, des sciences sociales et de la santé publique, ce livre explore les liens entre alimentation, territoires et santé. La Polynésie française y apparaît comme un terrain révélateur, où s’expriment avec une intensité particulière les tensions entre traditions, modernité et santé. Destiné aux mangeurs, aux chercheurs, ainsi qu’aux acteurs de la santé publique et des politiques territoriales, cet ouvrage propose des clés pour comprendre et agir face à l’un des défis majeurs du XXIe siècle.