Dans ce livre, écrit sur plusieurs années, Sylvie Fabre G. a fait le choix de dire "je" en se servant de faits autobiographiques. Ainsi, elle entrelace le paysage, la Chartreuse où elle vit, et la maison et les personnes qui y vivent et y viennent comme s'ils appartenaient véritablement à la maison et au paysage. Comme s'il lui fallait créer un univers à partir d'un univers qui existe déjà. Se rapprocher de "quelque chose d'autobiographique".«?J’habite là, en Chartreuse, où je poursuis les rêves et les réalités d’un legs dans une maison-passerelle. J’y prolonge la quête ancienne ou nouvelle de femmes et d’hommes dont courent les ombres sur tous les sentiers autour.[...]J’écris là, où les rochers s’immobilisent, où la pierre gravée de signes, le nuage qui la borde se mêlent à la rumeur des cascades et des vagues au loin. Je peux aujourd’hui les réciter sans faillir, ils sont avec les livres mes vrais biens.?»