Les poèmes de Bulletin du Touring Club ne sont pas exactement des instantanés de voyage. D’Amsterdam à Zamora, ils revisitent par la pensée une soixantaine de lieux (villes, musées, quais de gare, chambres d’hôtel…) en s’attachant à la trace émotionnelle qu’ils ont laissée dans la mémoire de l’auteur et à la manière dont elle résonne encore dans son présent.Une suite de cartes postales anonymes accompagne les textes sans les illustrer. Elles suggèrent combien certains paysages peuvent se charger d’étrangeté en raison même de leur banalité apparente.