La matière du livre est aisément accessible pour des étudiants ; elle est aussi technique, destinée principalement aux praticiens du droit : enseignants, magistrats, avocats…. L’ouvrage traite de questions relatives au statut personnel, dans divers domaines, tels que l’entretien alimentaire, la garde de l’enfant, la kafala, le divorce, etc., avec cette précision qu’en Algérie, le droit de la famille, est hétéroclite : il est de source musulmane et d’inspiration occidentale. Faute de lecture plus appropriée des sources scripturaires, il n’existe pas encore de législation franchement novatrice en la matière. La compréhension actuelle des règles du fiqh ou droit musulman est anachronique. Pour y remédier, des tentatives en vue de réformer le code de la famille, se font parfois pressantes, sous l’influence de ceux qui visent à instaurer l’égalité stricte entre les deux conjoints. Mais elles se heurtent à l’opposition de ceux qui veulent conserver le code tel quel. La réforme à laquelle a procédé le législateur, en 2005, visait-t-elle une harmonisation du droit de la famille avec la constitution et les principes du droit international ? Toujours est-t-il qu’elle a porté principalement sur l’abrogation des dispositions, consacrant le principe de la puissance maritale. Néanmoins, l’amendement n’a pas été réalisé de manière suffisamment cohérente, en ce sens qu’il a engendré un certain disfonctionnement dans les institutions. Le présent ouvrage ne manque aucune occasion, à propos de chaque thème traité, d’exprimer des critiques et de formuler des propositions ou des suggestions, dans l’espoir de contribuer à améliorer la condition de la femme et de l’enfant.