Un archéologue se retire dans un hôtel, au bordd’une forêt, pour achever un roman et reprendrepied après un deuil ancien. Il écrit pour ne passombrer. Fébrilement, il consigne pensées, rêves etvisions dans un journal de fouille où l’acte d’écriredevient aussi impérieux que vital.Très vite, son séjour bascule. Une chapelle en ruinedevient le centre d’une fouille obsessionnelle. Àmesure qu’il creuse la terre, ouvre des tombes,exhume des objets, ce sont ses propres stratesqu’il met au jour : l’enfance, la perte, la culpabilité,les addictions, les figures aimées – tragiquementdisparues.Entre visions diurnes, dialogues et fragments derêves, le réel se fissure. L’archéologie, la mine, leséléments naturels et l’acte d’écrire composent unréseau de métaphores vivantes : creuser, descendre,éclairer, brûler, traverser. De la terre à l’air, enpassant par l’eau et le feu, le narrateur traverse leséléments comme autant d’épreuves intérieures etde purification psychique.