Ils avaient seize ans. Un printemps suspendu, des cerisiers en fleurs, et cette certitude aussi douce que fragile : ils s’aimaient. Puis le temps les a emportés, sans bruit. Sébastien n’a jamais vraiment oublié Nathalie. Ni les pétales dans l’air, ni les rires éclatants, ni cette saison qui semblait défier l’éphémère. Quarante-cinq ans plus tard, il suffit d’un regard — et tout vacille, comme si rien n’avait disparu. Mais que reste-t-il de cet amour ? De ce qu’ils furent… et de ce qu’ils n’ont jamais eu le temps de devenir ? Entre mémoire et réalité, Un jour avant l’aube trouble les frontières. Les souvenirs s’y glissent dans le présent, l’amour s’y transforme, insaisissable, persistant. Car il existe peut-être un instant — fragile, presque invisible — où tout peut encore basculer. Juste avant l’aube.