A petits pas, comme le Poucet, le poète remonte la piste des cailloux blancs sur les pages couchées, à cœur battant , épèle les soirs veillés de chagrin, l’absence qui vient de loin, qui persiste en son sein « Les larmes sur les mursquand le jardin rameuteles feuilles perdues les fleursle temps devient buéesur les yeux de l’amias-tu senti cette rumeurqui perle dans la ruecette amère souvenancedes jours enfouis ? ».(extrait de la préface de Jean-Michel Aubevert)« La nuit longe le cœur. Il va bientôt faire silence dans ce sang tourmenté. C'est le soir surtout que le chagrin songe à sévir.Tu ne sais encore rien des ombres fâcheuses ni des mots à retrouver.Et parfois le poème surgit. »