La nuit me tient éveillé comme un juge sans visage,Elle racle mes paupières avec ses ongles de plomb.Le sommeil m’a trahi, vendu pour un mirage,Et mes pensées défilent en convoi de démons.Je compte les secondes comme on compte les balles,Plantées dans ma mémoire, encore chaudes de sang.Chaque tic-tac résonne en sentence fatale,Je vis debout, assis, mais toujours en partant.Le plafond est un ciel sans étoiles ni d’yeux,Où flottent mes regrets, lourds nuages de cendre.J’y vois des yeux fermés, des corps silencieux,Et mon cœur bat trop fort pour enfin se rendre... Extrait : L'insomniaque