Je demeure seule, ermite, pratiquant mes 'altières' prières ornéesDe suprêmes rituels 'soufis', majestueux…Au sein d’un sanctuaire auréolé,En léguant, offrant à la 'RAISON' cadence et 'lyrisme'…Je revins, en confrontant le calvaire de mon âme,De mon 'SOI' crucifié. Khadidja Ben Adel est une poétesse algérienne d'expression française, mais son encre puise ses racines dans les sources profondes de l'âme arabe et de sa mémoire.Dans ses textes, la douleur côtoie le dévoilement ; l'exil y devient un chemin vers la connaissance de soi, tandis que la langue s'ouvre sur des mondes où s'enlacent la vision, le soufisme et le souffle de la modernité.Son écriture est un pont de lumière entre deux rives, là où les cultures se fécondent, et où le poème devient une demeure habitée par l'interrogation humaine.