Sur le fil fragile qui sépare la raison du vertige, David avance, seul et pourtant relié à tous. Hospitalisé à dix-neuf ans, persuadé que ses pensées ne lui appartiennent déjà plus tout à fait, il traverse la maladie comme on traverse une nuit cosmique. De cette épreuve naît une conscience aiguë qui refuse les étiquettes et invente la sienne : « pseudo-solipsiste », être isolé en apparence mais branché à l'inconscient collectif. De Descartes à Nietzsche, de Spinoza à Leibniz, il dialogue avec les maîtres pour penser la coexistence des croyants et des athées, la mission de l'humanité, le sens de la souffrance et la place de l'homme dans un monde marqué par des crises climatiques et spirituelles.