De l’apparition à saint Maurille à la Santissima Bambina
Vers 430, sur les bords de l’Èvre, la Vierge apparaît à saint Maurille, évêque d’Angers, et lui demande de célébrer sa Nativité : un an avant le concile d’Éphèse qui proclamera Marie Mère de Dieu. De cette « Notre-Dame Angevine » naît au Marillais l’un des plus grands pèlerinages du royaume — jusqu’à trente mille fidèles le 8 septembre —, surnommé « le Lourdes du Moyen Âge ». Bernadette Bourbon retrace quinze siècles d’histoire : basilique carolingienne de Charlemagne, invasions normandes, renaissance bénédictine, Révolution et martyrs vendéens, restauration au XIX? siècle sous Mgr Freppel. Elle relie enfin le sanctuaire à la dévotion milanaise de la Santissima Bambina, la Vierge représentée nouveau-née, venue trouver au Marillais la demeure la plus accordée à son mystère.