De la Kabylie à l’Alsace, le pont de l’Espérance
Avec « Les oliviers ne meurent jamais », Monique-Yakout Kentache referme une trilogie commencée avec « Pleure et chante mon pays » et « Viens, suis-moi ! ». Ce troisième tome consolide le pont qu’elle a patiemment tressé entre les deux rives de la Méditerranée, entre l’Algérie de ses racines et la France de sa vie nouvelle. Puisant dans ses souvenirs d’Ighil-Ali — la robe kabyle, le sel de Belayel, les pèlerinages, le cahier de récitations du temps de la guerre — et dans les « pépites » spirituellestransmises par sa mère, elle entrelace mémoire et quotidien, drôlerie et gravité. Des jerricanes d’essence d’une jeunesse insouciante aux épreuves de l’exil, chaque récit devient une olive pressée pour en tirer une huile de lumière. Témoignage de foi et de résilience, ce livre se veut un legs et un acte de charité : un coffre en bois d’olivier où chacun peut puiser force, joie et Espérance. Un appel à l’hospitalité, à la fraternité et à la paix.