Un jardin s'étend là, devant moi, et je sais que ces arbres qui l'ombragent ne sont qu'une frontière entre l'enracinement et l'errance. Un exemple à suivre, peut-être ? Suffirait-il pour exister de s'enraciner et de respirer ?Aux antipodes de ma vie d'enfant, la Polynésie m'a offert la chaleur et la lumière qui me manquaient. Mais est-ce que rester sous la course du soleil peut apaiser la peur du vide et l'urgence d'exister, ou est-ce que cela me ramènerait inévitablement à mon point de départ ?Chevaux, voitures, autobus, trains, bateaux et avions m'ont débarqué de chemins tracés par d'autres, mettant parfois à mal mon équilibre. Ils m'ont toujours emmené là où mon propre chemin me conduit inévitablement : vers mon chemin de vie.