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PRISMES n°8

Benjamin Walter
Publication date 05/05/2026
EAN: 9782380721997
Availability Not yet published: 05/05/2026
Inédits de Walter BenjaminLe fragment daté de 1921 « Le capitalisme comme religion » occupe une place à part dans l'oeuvre et la réception de Walter Benjamin. La fascination que ce texte a pu exercer auprès de ses lecteurs et lectrices depuis sa publ... See full description
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Common books attribute
PublisherKIME
Page Count200
Languagefr
AuthorBenjamin Walter
FormatPaperback / softback
Product typeBook
Publication date05/05/2026
Weight1 g
Dimensions (thickness x width x height)1.50 x 11.00 x 20.00 cm
Walter Benjamin et la critique du capitalisme
Inédits de Walter BenjaminLe fragment daté de 1921 « Le capitalisme comme religion » occupe une place à part dans l'oeuvre et la réception de Walter Benjamin. La fascination que ce texte a pu exercer auprès de ses lecteurs et lectrices depuis sa publication en 1985 s'est rarement accompagnée de commentaires approfondis, du moins dans l'espace francophone. Il s'agit ici de combler la lacune, non seulement en en proposant une traduction nouvelle, assortie de la traduction de deux autres fragments contemporains qui lui font écho, mais aussi en le resituant dans son contexte et en en mesurant pour nous les actualités. Les thèmes abordés par Benjamin - le capitalisme et la religion, la faute et le destin, le droit et la justice, l'histoire et la révolution - s'inscrivent de près ou de loin dans son projet avorté de travail sur la « véritable politique ». Engagé dans une polémique avec Nietzsche, Marx et Weber, Benjamin s'oppose à la thèse d'une sécularisation sans reste entraînée par le capitalisme moderne. Loin d'avoir désenchanté le monde et signé la mort de Dieu, le capitalisme relève d'un culte religieux inédit, tout entier fondé sur la culpabilisation morale et l'endettement matériel de ses adeptes. Résister à son « mouvement monstrueux » en vue de le « surmonter » passe par la réactivation de puissants schèmes théologiques, comme celui de la justice divine, à la condition toutefois de les avoir, au préalable, libérés de leurs usages théologico-politiques. Ces réflexions inquiètes, menées au sortir de la Première Guerre mondiale par un jeune philosophe juif allemand, nous invitent aujourd'hui, en un temps où plus que jamais la « dévastation » est à l'ordre du jour, à juger de ce qui persiste du « phénomène essentiellement religieux » qu'est le capitalisme - et à savoir comment détruire ce qui détruit.