Tsozi la mwezi n’est pas une simple larme coulant des paupières après une douleur ressentie au cœur. C'est une parole vibrante, un cri lancé par un esprit d'une maturité saisissante. Hicham Saïd est jeune par l'âge, mais il porte en lui une sagesse précoce et une vision éclairée. Slameur et poète, son amour viscéral pour la langue shiKomori l'a poussé à écrire ce livre : une œuvre conçue non seulement pour dénoncer, mais aussi pour instruire et s'ériger en exemple. Les maux qui frappent sa terre natale l'ont meurtri, ont éveillé sa conscience, endurci son cœur et forgé son apprentissage dans le chagrin. Face à cela, il n’a eu d’autre choix que de tisser des mots à l'attention des enfants des Comores.