Le soir, j’ai respiré le parfum de violettes,de la lavande frictionnéesur mon corps.J’ai broyé mon cœurgros d’avoir trop pleuré.J’ai émietté ses débris dans le lit de la rivière bleutée.Puis dans le noir j’ai écoutéle silence de la nuit nue.J’ai attendu le surgissement de sa lune d’or.J’ai entendu le frétillement de ses étoilesmortes il y a des millions d’années.