Existe-t-il une esthétique propre aux théâtres de société, distincte de celle des théâtres publics et officiels ? L’objectif de ce volume est d’apporter une réponse à cette question à travers une approche descriptive et pragmatique de la production des spectacles de société. Quels sont les répertoires de ces théâtres ? Quels genres y sont adoptés, privilégiés, modifiés par rapport aux scènes publiques ? Comment jouent comédiennes et comédiens amateurs ? Quelle place occupe la connivence dans ces sociétés partageant goûts et questionnements esthétiques ? Dans un dialogue constant avec celle des théâtres à recettes, tantôt par imitation, tantôt par contraste, l’esthétique des théâtres de société se distingue par son caractère très libre, propice aux expérimentations, aux hybridations et au renouvellement des formes et des genres existants. Les contributions ici réunies en apportent la preuve grâce à l’étude d’un échantillon significatif de répertoires et d’expériences entre XVIII? et XIX? siècles.