Décodant les composantes de la religiosité, l’auteur s’interroge logiquement sur leur présence chez des animaux non humains ce qui n’avait jamais été envisagé jusqu’alors, en tout cas, de façon systématique, au-delà de remarques anecdotiques. Que l’on croit en Dieu ou que l’on n’y croit pas, force est de constater l’existence d’un sentiment religieux très répandu dans les populations humaines. Or, la religion implique toujours un coût (célibat des prêtres, démesure des ressources consacrées à l’édification des cathédrales, des temples ou des pyramides, pratiques rituelles dangereuses, guerres, etc.) qui devrait avoir entraîné son élimination par la sélection naturelle. Tout comme son caractère par nature irrationnel. Pourquoi donc croire en quelque chose d’incroyable et de coûteux ? Voilà assurément l’un des plus grands défis qui se pose à la science moderne. Au cours des dernières années, des recherches méconnues mais originales et sérieuses ont mis en évidence les mécanismes biologiques et psychologiques susceptibles de rendre compte des divers aspects de la religiosité humaine et, par là même, de nature à expliquer ce paradoxe. Cet ouvrage fait le bilan de tout ce que l’on sait en ce domaine offrant ainsi, pour la première fois, une approche complète du problème – et ceci indépendamment de la question de l’existence ou de la non-existence de Dieu.