Treatment in progress...

Une politisation feutrée

Laurens Sylvain
Publication date 23/04/2026
EAN: 9782365125161
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Même en l’absence d’un Rassemblement National à hauteur de 40% des votes exprimés, la France est capable de produire un président de la République et des hauts fonctionnaires qui parlent ouvertement en Conseil des ministres ou en réunion d’un « probl... See full description
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PublisherCROQUANT
Page Count474
Languagefr
AuthorLaurens Sylvain
FormatPaperback / softback
Product typeBook
Publication date23/04/2026
Weight6 g
Dimensions (thickness x width x height)0.80 x 14.80 x 22.00 cm
Même en l’absence d’un Rassemblement National à hauteur de 40% des votes exprimés, la France est capable de produire un président de la République et des hauts fonctionnaires qui parlent ouvertement en Conseil des ministres ou en réunion d’un « problème maghrébin », d’un « problème noir » et envisagent d’expulser de force un demi-million d’étrangers au nom de supposées différences culturelles. Cela ne se passe pas dans un mauvais roman dystopique ou dans une bande-dessinée s’imaginant la prise de pouvoir de Marine Le Pen. Cela se passe dans la France de la fin des Trente Glorieuses et à un moment où un président soi-disant libéral et moderne - Valéry Giscard d’Estaing - a été élu, et où un mouvement social fort et structuré s’apprête à porter le bloc de gauche au pouvoir. La profusion de discours racistes dans la société ne dépend donc pas uniquement de la dynamique électorale des partis politiques ou de l’audience grandissante de l’extrême-droite depuis les années 1980. Quelque chose de plus profond se joue au sein du champ du pouvoir et de l’Etat français depuis plus de 50 ans. De l'indépendance algérienne à l'accession au pouvoir de François Mitterrand, cet ouvrage revient sur une séquence historique fondamentale pour comprendre l'actualité des débats publics autour de l'immigration. Pour ce faire, il analyse le rôle de ces hauts fonctionnaires qui n'ont pas nécessairement à " croiser " des travailleurs étrangers pour prescrire un cadre législatif, refuser le financement de logements sociaux, signer des accords de circulation avec des pays d'émigration, ou même couper au montage une émission télévisée sur le racisme pouvant potentiellement " choquer ", selon eux, un public français.