ivre 620 pages Pre´face de Francis Huster – 280 textes de chansons aux allures de poe`mes Georges Chelon souffre de ce monde secret qu’il porte en lui et qu’il nous re´ve`le depuis si longtemps avec ses ouvriers mots pour lesquels et par lesquels il a construit un univers d’amour et de solitude ou` tout pe`se. Peser voila` son mai^tre mot, son verbe se´same qui lui ouvre les portes de l’e´motion, du re^ve et de la ge´ne´rosite´. Il pe`se cette vie, et l’autre, celle d’apre`s, et toutes celles d’avant et toutes celles qui suivront. Il pe`se le bien et pe`se le mal. Il pe`se bien le mal mais jamais mal le bien. Il jongle en pesant, il jongle en cre´ant. Il attend l’heure ou` son a^me entie`re recouvrira son œuvre humble, fragile mais si pure et si nette. Il n’a jamais parle´ que pour se taire et e´couter. E´couter quoi? Le monde. Le monde qui lui n’e´coute rien, ne voit rien, ne sait rien. Poe`te libre et debout, poe`te sans haine et sans me´pris, poe`te qui ne joue pas a` l’e^tre, poe`te silencieusement heureux pour les autres Georges Chelon ne se taira jamais. Il nous parle du plus profond de nous, de ce si difficile a` avouer et a` trouver: l’amour. L’amour des autres, l’amour de l’autre, l’amour de l’amour.