"Dans tes mots il y avait une trahisonDans tes mots il y avait une maison avec un mur rongé par les moisissureset des gens qui ne pouvaient plus quitter ce mur, après y être entrésDans tes mots il y avait une chambreDans la chambre il y avait le canon d’un fusilLe ciel qui traversait les neiges éternellesen avait pâli de frayeurIl y avait aussi tes motsqui dépeçaient soigneusement au rasoir tes motsDans tes mots, dans tes motsil y avait mon écharpe qui pleurait devant la porte d’entréeTes mots, en train de se dépecer, se détrempent dans mes chaussuresEt des clous, qui ne parvenaient pas à s’enfoncer dans tes mots,deviennent des fils de fer barbelés dans ma bouche"