La crise nous le rappelle : un libéralisme outrancier ne peut être le seul modèle de l’économie. Tel qu’il s’est développé ces dernières décennies, il fait fi de ce que l’intérêt de chacun est indissociable de l’intérêt général.Il sert aujourd’hui une oligarchie qui n’a d’autre fin qu’elle-même. Le marché devient roi, transformant l’État et son rôle régulateur en fantômes, privatisant les protections sociales durement acquises, menaçant les droits démocratiques. De plus en plus de voix s’élèvent contre une telle conception qui assimile valeurs de réalisation et d’épanouissement de l’individu par le travail à des rêveries stériles. Jean-Marie Clavel en fait partie.