Dès la mort de Chopin en 1849, son ami Franz Liszt choisit de lui consacrer un livre hommage. Il souligne l'inspiration polonaise de son œuvre, évoque le souvenir d'un récital, sa liaison avec George Sand, son ultime voyage à Londres et les derniers instants de sa vie, à Paris, entouré de ses amis. Des pages uniques qui célèbrent un poète plus encore qu'un pianiste.Frédéric Chopin ne connaissait pas de meilleur interprète de ses Études que son ami Franz Liszt. Dès sa mort, ce dernier entreprend de " faire parler son affliction ". Dans ce livre " remarquable sous le rapport du style et de la fantaisie " selon Théophile Gautier, Liszt défend l'enfermement de Chopin " dans le cadre exclusif du piano ", souligne l'inspiration polonaise de son œuvre, la délicatesse de ses manières, son refus du romantisme " frénétique ". Il évoque le souvenir d'un récital au domicile du virtuose, son " hiver au midi de l'Europe " avec George Sand, son ultime voyage à Londres et les derniers instants de sa vie, à Paris, entouré de ses amis." Peu le comprenaient, écrit-il ; mais ce peu le comprenaient-ils suffisamment ? "Ces pages qui célèbrent, avec élan et générosité, un poète plus encore qu'un musicien, sont ici publiées dans leur version originale. Elles se complètent d'une curiosité : le Frédéric Chopin d'Henri Blaze de Bury, écrivain et compositeur qui, en 1883, relisait d'un œil critique, à la lumière de ses propres souvenirs, le livre de Liszt paru quand " l'heure n'avait point encore sonné pour Chopin d'être apprécié à sa valeur ".