Alors qu’en ce début du deuxième quart du vingt-et-unième siècle, neuf pays (dont deux européens : la France et le Royaume-Uni) qui regroupent près de la moitié de la population mondiale disposent de l’arme nucléaire, l’Europe, plus peuplée que les États-Unis et plus riche que la Russie, ne profite ni du statut, ni de la puissance, ni de la sécurité associés à ces armes.Elle doit, malgré les difficultés, faire en sorte que les armes nucléaires réalisées par la France (et par le Royaume-Uni) lui en donnent le bénéfice.Dans cet essai, Alain Crémieux propose une réponse à la question : comment faire pour que l’Union européenne sorte de cette situation paradoxale alors qu’elle n’est pas un État et ne dispose pas de la structure gouvernementale correspondante ?