On ne sait pas qui, en 2027, sera élu président de la République mais on sait qui ne le sera pas. La Constitution interdit au sortant d’être candidat à un troisième mandat. Il avait promis une Révolution et n’a pas su la faire. Les électeurs seront empêchés de sanctionner par une éviction deux quinquennats d’un pouvoir sans gloire ni profit. Celui dont la première élection fut un prodige échappera au désaveu populaire. Une sourde envie de révolte prépare sa succession. Une nouvelle personne aura à raviver le prestige de la fonction, rétablir une conception respectable du gouvernement démocratique, restaurer le service public et mettre en œuvre un programme de relèvement inédit. Cet essai dresse une analyse indépendante des conditions à remplir pour que, de l’élection à venir, émerge enfin une perspective de renouveau.