La démocratie n’a pas libéré l’homme : elle l’a domestiqué. Elle lui a donné l’illusion du choix pour mieux obtenir son obéissance. Le citoyen moderne vote, consomme et se soumet avec enthousiasme, persuadé d’être libre. Derrière les grands mots — peuple, droits, liberté — se cache un pouvoir sans visage qui transforme l’individu en fonction sociale. Face à cette servitude volontaire, l’Unique refuse de plier : il ne sert aucune cause, aucun État, aucun «?nous?». Seulement lui-même. Non pour changer le monde, mais pour cesser d’en être l’esclave.