La renaissance philosophique, d’italienne à française
La Renaissance philosophique inauguralement italienne se débat entre Ficin et Pic. Les instances mentales produites s’empersonnifient littérairement au ressort de la langue française, dès Rabelais. Raison, entendement et fantaisie, mais elle-même jusqu’en ses affections au seuil de la sensibilité la plus empirique, se condensent en les figures de Gargantua, Pantagruel et Panurge, mais lui-même modulé par frère Jean, au gré de l’alchimiste, dit abstracteur de quintessence, qu’est Alcofrybas Nasier, acronyme de Françoys Rabelais. D’une massive, à la fois pervasive et surtout intensive, intertextualisation resurgit l’acte rabelaisien créateur inaugural se révélant n’advenir à soi d’autant indirectement qu’à rebours de sa nomination du monde.De Rabelais à Descartes, la langue française se forge et perdure avec la pensée s’y empersonnifiant au ressort de toute parole, tout autobiographique récit du chemin suivi en sa vie, tout journal intime méditatif, surtout si présomptivement d’emblée si pensant que métaphysique. Rabelais resurgit et renaît à la source, d’inconsciente à consciente, de Descartes et de la Modernité.L’approche rabelaisante s’avive tant du langage en pensée que de littéraire en philosophique.