Cet ouvrage montre comment repenser le signe saussurien et ouvre la voie à une linguistique clinique, à la croisée de la linguistique et de la psychanalyse. Le signe y apparaît non plus stable et duel, mais mouvant, traversé par l’affect, la subjectivité et l’altérité.À partir du concept de tiers parlant, trace d’une altérité fondatrice révélée par la langue étrangère, l’auteure propose une structure triadique du signe dont les enjeux sont à la fois théoriques, didactiques et cliniques. Dans ce cadre, la langue étrangère devient un espace de reconfiguration psychique.Portant la trace de la relation à la langue maternelle, l’énonciation en langue étrangère devient un geste de subjectivation et de déplacement symbolique réparateur. Elle permet de mettre à distance cette mémoire d’altérité – ce tiers absent mais parlant – et de créer un lieu où se rencontrent linguistique et inconscient.