La littérature beure a largement contribué au polysystème littéraire. Dans l’univers romanesque d’Azouz Begag, l’écriture problématise les béances d’une identité axio-culturelle en perpétuelle mouvance, dont la crise culmine dans l’a-identité. Tour à tour «?Arabes et Français?» et «?ni Arabes ni Français?», les personnages subissent une inclusion-exclusion bicéphale qui débouche sur une tautologie creuse et psittacine. Celle-ci percute leur ipséité et en dévoile les paradoxes. En France, ils se prévalent de la culture arabe. À la maison ou en vacances en Algérie, ils renient cette culture et se réclament de la culture centrale française, sans jamais se départir d’une vision humoristique de la «?réalité?». Notre approche, d’ordre ethnosémiotique, consistera en un relevé des signes de différence, en relation avec des pratiques culturelles maghrébines qui tranchent sur le fond de l’identité collective française. Sont analysés le texte et le paratexte scriptovisuel, saisis dans leur fonctionnement sémiotique général.