L’esclavage ou l’énergie
Tant que les ressources viennent à manquer aux uns pour être gaspillées par les autres, toute éthique et toute morale se meurent, laissant place à l’intolérance, à la misère et à la violence. La véritable lutte n’est pas celle des hommes entre eux, mais celle contre la rareté factice des ressources. Il nous faut renoncer à la suprématie du capital, chantre de la spéculation financière, de la propriété privée érigée en absolu et d’un mérite qui livre les femmes et les hommes à la loi de la jungle, où triomphe le plus fort. Face à cette impasse, le choix est désormais clair : persister dans le capitalocène ou œuvrer à la construction d’une civilisation terrestre, fondée sur la dignité, la justice et le partage. Ce texte est aussi un hommage à Ma-Ngoumba, disparu un jour malheureux d’avril 2022 à Pointe-Noire. Homme imparfait mais profondément bon, ambitieux et talentueux, il demeure une source d’inspiration et de mémoire.