Le recueilAvec Le pouvoir et l'argent, Jean-Michel Boiteux signe son oeuvre la plus personnelle et la plus politique. Celle d'un homme qui a regardé le monde du travail de l'intérieur, pas depuis un bureau de direction, mais depuis les rangs de ceux qu'on licencie, qu'on oublie, qu'on remplace. Celle d'un citoyen révolté qui a choisi le rire et la rime plutôt que l'amertume et le silence. Entre chanson engagée et poésie populaire, avec la gouaille d'un Coluche et la plume d'un pamphlétaire, Jean-Michel Boiteux traverse la France d'en bas et ses colères : les licenciements économiques qui tombent comme des couperets, les politiques qui promettent et oublient, les banquiers qui spéculent, les actionnaires qui encaissent pendant que les salariés trinquent. De la corruption au CAC 40, du 49.3 aux paradis fiscaux, rien n'échappe à son regard acéré ni à son humour dévastateur. Mais sous les cris, il y a une voix. Sous la colère, une souffrance réelle. Celle d'un homme qui a connu les affres de la vie et qui a choisi d'en faire de la littérature plutôt que du ressentiment. "Le pouvoir et l'argent", c'est un recueil à lire comme on écoute une chanson de Brassens ou de Ferré : en souriant d'abord, en réfléchissant ensuite, et en réalisant que derrière chaque mot il y a une vie, une indignation, et une conviction profonde que les choses pourraient, devraient être différentes.RésuméBoiteux dresse un panorama satirique et rageur de la société française contemporaine, vue à travers le prisme des inégalités économiques et de l'abus de pouvoir. De la classe ouvrière écrasée par les actionnaires aux politiques corrompus, des traders amateurs ruinés aux milliardaires qui s'évadent fiscalement aux Seychelles, l'auteur traverse tous les étages de la société avec un regard populaire, décapant et sans concession. Le prologue pose le ton : il ne s'agit pas de donner des réponses, mais de poser des questions. L'épilogue conclut sur une note philosophique inattendue : le vrai pouvoir, c'est celui de refuser le consumérisme et de savoir ce dont on a réellement besoin.Pour ceux qui en ont assez de se taire.