Pistes pertinemment impertinentes pour une lutte anti-âgiste intersectionnelle et écologiste
Le vieillissement n'est pas seulement une question d'âge : il est le produit de rapports de pouvoir. Trop souvent, la gériatrie et la gérontologie ignorent les déterminants sociaux du vieillissement et promeuvent un idéal de « bien vieillir » réservé aux plus privilégié·es. Cet essai défend l'idée que le capitalisme, en renforçant les inégalités de genre, mais aussi les inégalités économiques et sociales, fabrique le mal vieillir. À la croisée de la médecine, de la sociologie et de l'économie, il montre que l'âgisme et la « vieillophobie » ne peuvent être combattus indépendamment des luttes antiracistes, féministes, écologistes et anticapitalistes. A travers une vision résolument intersectionnelle, son ambition est simple : défendre le droit de toutes et tous à faire « bonne vieillesse » face à l'injonction du « bien vieillir ».