Un hommage bouleversant à la mère, où le rire n'est pourtant jamais loin, toujours en embuscade, prêt à déferler sur la grève " Comment tu vas te déguiser au prochain carnaval ? Elle répond : En courant d'air. " Son premier baiser, elle l'a donné entre les casseroles et les pinces multiprises. Aujourd'hui, elle reste assise de longues heures, les rideaux à peine ouverts, elle veut bien voir le dehors mais que le dehors ne la voie pas. Elle a commencé à perdre l'audition il y a quelques années. La mémoire a suivi et couru à sa perte. Sans bruit. Sans choc. Pour combler les phrases qu'elle ne prononce plus, son fils, complice, capture les instants, pour l'aimer encore, autrement, pour l'aimer mieux. " Il faut lire ce livre. C'est très doux, très émouvant. C'est un livre qui, quand on l'a terminé, donne envie d'appeler sa mère. " Augustin Trapenard – " La Grande Librairie ", France 5