Un livre d'entretiens entre Bernard Caïazzo et Denis Chaumier, dans lequel l'ancien président de Saint-Étienne livre ses quatre vérités. En 1983, Bernard Caïazzo inventa le système des loges au Parc des Princes et, dans la foulée, il développa cette activité pour d'autres clubs et même pour l'équipe de France de Michel Platini. En 1991, bien avant qu'Antoine Arnault ne le devienne, Bernard Caïazzo fut le président du Paris Football Club, " l'autre " club parisien. En 1993, Bernard Caïazzo assuma la direction commerciale de l'Olympique de Marseille de Bernard Tapie, entre grandeur et décadence. En 2004, à la demande de la famille Bompard père et fils, Bernard Caïazzo sauva l'AS Saint-Étienne d'une liquidation judiciaire annoncée. Quatre dates parmi tant d'autres, comme autant de marqueurs pour un homme, né le 15 janvier 1954, à Alger, qui vécut mille et une vies en une seule. Et pas uniquement au bord des terrains, dans les tribunes présidentielles ou dans les coulisses des stades : c'est lui, en effet, qui lança en France l'activité de marketing téléphonique en créant sa première entreprise, Phone Marketing, après six mois d'observation aux États-Unis. De son existence dédiée à l'entrepreneuriat et au football, Bernard Caïazzo a accumulé un nombre de souvenirs considérable, qu'il veut porter aujourd'hui à la connaissance du public afin de l'éclairer sur une actualité passée et présente foisonnante. Lui-même passionné de lecture, il entend dévoiler, en homme de communication, les mécanismes d'un univers dont on ne discerne, souvent, que la partie émergée. Car Bernard Caïazzo, en 40 ans, a tout connu, tout vu, tout entendu, tout su. Acteur majeur du football français, aussi bien à la tête de l'AS Saint-Étienne, l'un des clubs les plus populaires du pays, que dans les instances, en particulier à la Ligue du Football Professionnel où il siégea au conseil d'administration pendant 15 ans, il fréquenta une bonne centaine de présidents, de Le Graët à Aulas, en passant par Nicollin, Seydoux, Kita, Al-Khelaïfi ou Labrune. La " grande famille " du football français, il la connaît d'autant mieux qu'il participa activement, de l'intérieur, à sa vie, à ses réflexions, à ses décisions et à ses déchirements, voire à ses renoncements. Dans le maelström qui secoue actuellement le football professionnel français de bas en haut, lui arrache le cœur et lui brûle la peau, il est bon d'écouter un homme désormais libre de toute attache, qui fut l'un de ses serviteurs les plus zélés.