Après l’exil à Naples et à New York, Sándor Márai promène son regard lucide et caustique sur l’Europe et les États-Unis. Des analyses politiques et littéraires pénétrantes se mêlent aux souvenirs de son pays natal et aux « choses vues » : le printemps de Prague, l’enterrement de De Gaulle, 1984, l’année orwellienne, les premiers frémissements d’un bloc de l’Est à bout de souffle… L’écrivain, qui se dévoile toujours plus, poursuit son exil dans un isolement déchirant jusqu’à San Diego, où il se donnera la mort, quelques mois avant la chute du Mur. Un passionnant journal. L’un des plus grands textes intimistes du XXe siècle. Thierry Clermont, Le Figaro. Traduit du hongrois par Catherine Fay.