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La Mort à Venise

Mann Thomas, Tassel Dominique, Valentin Jean-Marie
Publication date 16/01/2026
EAN: 9782251457451
Availability Available from publisher
Dès sa parution, en cette année 1912 où l’esprit européen s’inquiétait déjà de sa décadence, La Mort à Venise fut saluée comme l’une de ces oeuvres rares par lesquelles une écriture prend place dans le grand concert de la littérature universelle.Il y... See full description
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Common books attribute
PublisherBELLES LETTRES
Page Count110
Languagefr
AuthorMann Thomas, Tassel Dominique, Valentin Jean-Marie
FormatPaperback / softback
Product typeBook
Publication date16/01/2026
Weight1 g
Dimensions (thickness x width x height)0.10 x 12.50 x 19.00 cm
Dès sa parution, en cette année 1912 où l’esprit européen s’inquiétait déjà de sa décadence, La Mort à Venise fut saluée comme l’une de ces oeuvres rares par lesquelles une écriture prend place dans le grand concert de la littérature universelle.Il y avait là plus qu’un récit : une confession sublimée, un miroir tendu à l’âme moderne. Les transpositions ultérieures – l’opéra de Britten, le ballet de Neumeister, et surtout le film somptueux de Visconti – n’ont fait qu’éclairer la vérité essentielle de la nouvelle : la splendeur inégalée de son écriture.Venise y apparaît comme une invention esthétique, un décor suspendu entre la vie et le songe. Le monde extérieur y est tenu à distance, réduit à une rumeur. Les ruelles, les canaux, les silhouettes du petit peuple composent une toile de fond où le drame intérieur du héros se déploie dans toute sa nudité. Même Tadzio, l’adolescent polonais à la beauté ambiguë, n’est plus tout à fait humain : il est symbole, émanation d’un idéal ancien vers lequel se tend le regard épuisé d’un homme que l’art a déserté.Et qui est donc ce Gustav von Aschenbach, voyageur solitaire venu de sa Bavière natale ? Ni musicien, malgré le prénom qui évoque Mahler, ni prophète. C’est un écrivain qui s’est tu. Le monde, jadis transfiguré par sa plume, ne répond plus à son appel. Alors, dans la cité languissante, sous le vernis des splendeurs vénitiennes, il découvre, au coeur même de la beauté, l’inévitable décomposition. Paradoxe sublime : de l’impuissance naît la perfection, et dans la passion qui le consume, Aschenbach entrevoit l’essence cachée de son être – cette vérité intime que la rigueur du monde bourgeois lui avait ordonné d’oublier.