« Ce roman pulvérise toutes nos attentes, Maria Stepanova s’y révèle être une véritable artiste. »Berliner ZeitungM. est écrivaine. Quelques années plus tôt, son pays a déclaré la guerre à l’un de ses voisins. Désormais en exil, elle s’applique à recréer un nouveau chez-soi, tout en se sentant peu à peu coupée de sa langue : celle qu’elle a parlée toute sa vie, dans laquelle elle a écrit ses livres, celle dont elle tente, aujourd’hui, de se détacher.Alors qu’elle se trouve dans un train en partance pour un festival littéraire à l’étranger, une grève perturbe le programme. Le voyage s’achève dans un village perdu où M. ne connaît personne et son téléphone portable est déchargé. Et si, comme par magie, elle disparaissait ?L’Art de disparaître est un grand roman sur l’exil, la perte de repères et le réenchantement du quotidien par l’écriture.Traduit du russe par Anne Coldefy-Faucard