«En l'an 2000, nous aurons sans aucun doute une base sur la Lune,nous aurons atterri sur Mars et il est tout à fait possible que deséquipages humains aient volé jusqu'aux plus lointaines planètes.» Ce n'estni un journaliste amateur de sensationnel, ni un scénariste de science-fictionqui écrivit ces lignes en 1969, mais Wernher von Braun, le «père» duprogramme américain Apollo - qui fut d'abord celui des fusées du TroisièmeReich allemand.Après des décennies de promesses non tenues, n'est-il pas temps de jeterun regard plus lucide sur les vols spatiaux habités ? À l'aune de leurs coûtsvertigineux, leurs résultats scientifiques et techniques apparaissent bienminces. La «conquête de l'espace» ne serait-elle pas un mythe couvrant debien plus prosaïques intérêts politiques, militaires et économiques ?Relisant l'histoire de l'astronautique et réévaluant ses légendes, voiciun essai caustique et souvent humoristique. Ce réquisitoire argumenté etchiffré contre les vols spatiaux habités est aussi un plaidoyer pour uneréorientation plus raisonnable et plus efficace de l'astronautique.