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Lonely Are All the Bridges

Hinsch Robin, Stallabrass Julian
Publication date 01/02/2025
EAN: 9781805980186
Availability Available from publisher
« Lonely Are All the Bridges n’est pas un livre sur la guerre. Pas exactement. C’est le portrait d’un lieu etde ses habitants — là où les systèmes se sont effondrés, où les frontières ont été redessinées encore etencore. » — Robin HinschLes images de... See full description
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Common books attribute
PublisherGOST BOOKS
Page Count154
Languageen
AuthorHinsch Robin, Stallabrass Julian
FormatHardback
Product typeBook
Publication date01/02/2025
Weight1110 g
Dimensions (thickness x width x height)5.00 x 24.50 x 30.00 cm
« Lonely Are All the Bridges n’est pas un livre sur la guerre. Pas exactement. C’est le portrait d’un lieu etde ses habitants — là où les systèmes se sont effondrés, où les frontières ont été redessinées encore etencore. » — Robin HinschLes images de Lonely Are All the Bridges ont été réalisées en Ukraine par Robin Hinsch sur une périodede plus de dix ans. Le photographe découvre le pays en 2010, intrigué par la description du présidentde l’époque, Viktor Ianoukovytch, qualifié de « nouveau dictateur entre l’Est et l’Ouest ». Cette fascinationdurable pour un pays complexe le pousse à y revenir à de nombreuses reprises, afin de photographierà la fois les paysages et les personnes qu’il rencontre. Ses images se distinguent des représentationsmédiatiques : elles proposent une vision mélancolique d’un territoire pris entre un passé contesté, unprésent brutal et un avenir incertain.« Ce n’est pas une histoire de héros et de méchants. C’est celle des forces lentes, implacables, qui déchirent lessociétés, et des fils humains — fragiles, parfois ambivalents — qui tentent de les maintenir ensemble. »Les photographies montrent des ruines soviétiques et des monuments historiques, au cœur de paysagesbrumeux, détrempés par la pluie ou enneigés. Les figures humaines y sont soigneusement situées : lieuxde travail, maisons, champs, ruines et champs de bataille. Les images alternent noir et blanc et couleur,cette dernière volontairement assourdie par un ciel gris. Ce choix stylistique, renforcé par l’absence delégendes au fil des pages, suggère un temps autre, indécis, comme délié de toute chronologie.Les animaux constituent un motif récurrent — ils symbolisent la désertion et l’abandon, tout en conférantà l’ensemble une dimension allégorique et onirique. L’ours, symbole associé à la Russie, apparaît à la foiscomme un animal tournant en rond dans l’enclos d’un zoo et comme un enfant déguisé. Des chats etchiens errants, des chevaux sauvages traversent le paysage ; des enfants sont montrés avec des chiens,des chevaux, et même un chameau incongru. Le pont est un autre motif central, renvoyant au titre,emprunté à un poème de l’autrichienne Ingeborg Bachmann : réflexion sur le pont comme lien entre deuxrives — attaché aux deux côtés, mais fondamentalement solitaire.Dans ses notes en fin d’ouvrage, Hinsch évoque le film Mirror d’Andreï Tarkovski, qui recourt à un récitfragmenté, dissout la narration linéaire et fait coexister souvenirs, rêves et expériences de temporalitésdifférentes. Cette approche trouve un écho direct dans sa manière de construire les images.« Le livre suggère, au moins, un temps où la guerre actuelle viendra s’ajouter aux strates du temps et de lamémoire, et où des pensées et des sentiments moins violemment noirs et blancs redeviendront possibles. » —Julian Stallabrass